Les normes canadiennes de la publicité
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Le Code canadien des normes de la publicité

L'autoréglementation de la publicité au Canada

Vue d’ensemble

Le Code canadien des normes de la publicité (le Code), qui a été rédigé dans le but de promouvoir la pratique professionnelle de la publicité, a d’abord été publié en 1963. Depuis, il a fait l’objet de révisions et de refontes, de manière à conserver toute sa contemporanéité. Le Code est administré par Les normes canadiennes de la publicité (NCP). NCP est l’organisme mis sur pied par l’industrie de la publicité, afin de susciter et de maintenir la confiance du public dans la publicité.

Le Code fixe les critères établissant ce qu’est une publicité acceptable, ces critères étant la mesure permettant d’évaluer la publicité ciblée par des plaintes de consommateurs, des plaintes intra-industrie formulées par des annonceurs contre leurs concurrents ou des plaintes formulées par des groupes d’intérêt particulier. Il est largement endossé par les annonceurs, les agences de publicité, les médias qui diffusent la publicité, ainsi que par les fournisseurs engagés dans le processus de la création publicitaire.

Les plaintes des consommateurs acheminées vers NCP, au sujet de publicités qui sont perçues comme enfreignant les normes consignées dans le Code, font l’objet d’un examen et d’une décision par le Conseil des normes national et par le Conseil des normes à Montréal. On parle collectivement des Conseils et, de façon individuelle, on dit le Conseil. Ce sont des groupes autonomes au sein desquels siègent des dirigeants de l’industrie et des représentants du public : ils sont soutenus et coordonnés par NCP, mais en sont indépendants.

Les plaintes contre la publicité entre annonceurs, qui sont fondées sur le Code, sont traitées en vertu de la Procédure sur les différends publicitaires (anciennement appelée Procédure en matière de plaintes intra-industrie). Les plaintes contre la publicité en provenance de groupes d’intérêt particulier sont traitées séparément, en vertu de la Procédure de traitement des plaintes des groupes d’intérêt particulier.

Les définitions

Pour les besoins de ce Code et de ce document :

La « publicité » et les « publicités » s’entendent de tout message (autre que ceux exclus de l’application du présent Code) dont le contenu est contrôlé directement ou indirectement par l’annonceur, exprimé dans quelque langue que ce soit et diffusé dans quelque média que ce soit (à l’exception de ceux figurant dans les Exclusions) à l’intention des Canadiens, dans le but d’influencer leur choix, leur opinion ou leur comportement.

Un « annonceur » s’entend d’une « entité » qui détient, ou qui partage avec d’autres entités, l’autorité finale sur le contenu d’une publicité

La « publicité » inclut également la « publicité engagée », la « publicité gouvernementale », la « publicité politique » et la « publicité électorale », telles que définies ci-après.

La « publicité engagée » se définit comme de la « publicité » qui transmet une information ou un point de vue portant sur une question qui est reconnue comme suscitant la controverse.

Une « entité » est un terme qui englobe une ou plusieurs marques, personnes, entreprises, organisations et autres entités semblables.

La « publicité gouvernementale » se définit comme de la « publicité » émanant de quelque service que ce soit d’un gouvernement local, provincial ou fédéral, ou portant sur des politiques, des pratiques ou des programmes de ces gouvernements. Cependant, elle se distingue de la « publicité politique » et de la « publicité électorale ».

La « publicité politique » se définit comme de la « publicité » paraissant à n’importe quel moment au sujet d’un personnage politique, d’un parti politique, d’une question politique ou d’une politique gouvernementale publiquement reconnue comme existant au Canada ou ailleurs, ou encore d’un candidat à une élection.

La « publicité électorale » inclut la « publicité » portant sur toute question soumise à l’électorat dans le cadre d’un référendum, la « publicité gouvernementale » et la « publicité politique » dont le public prend connaissance à l’intérieur d’un délai qui débute le lendemain du jour où une élection est déclenchée et qui se termine le jour suivant la tenue du vote. Dans cette définition, une « élection » est réputée être déclenchée dès l’émission d’un bref d’élection.

Un « lien matériel » s’entend de toute relation existant entre une entité qui offre un produit ou un service et un cautionnaire, un critique, un influenceur ou une personne qui fait une déclaration susceptible d’influer sur le poids ou la crédibilité de la représentation. Il inclut : des avantages et des incitatifs, tels qu’une compensation monétaire ou toute autre forme de rétrébution , des produits gratuits avec ou sans conditions inhérentes, des rabais, des cadeaux, des inscriptions à des concours et tout autre rapport professionnel.

Un « groupe d’intérêt particulier » se définit comme un groupe bien identifié, représentant plus d’une personne et/ou un organisme, qui exprime une opinion commune à l’endroit d’une publicité dénoncée, et/ou à l’endroit de la méthode ou de la technique de production, et/ou du média véhiculant ladite publicité et diffusant le message ainsi perçu.

Une « aguiche » s’entend d’une publicité qui révèle généralement peu de choses sur le ou les produits, services, événements ou l’annonceur auxquels il est fait allusion, l’objectif étant de piquer la curiosité et l’intérêt du consommateur pour l’annonceur ou le ou les produits, services ou événements en question.

La mise en application

Le Code s’applique à la publicité qui est faite par (ou pour) :

  • les annonceurs faisant la promotion de biens et de services;
  • les entreprises, institutions ou organismes désireux d’améliorer leur image publique ou de mettre de l’avant un point de vue; et
  • les gouvernements, les ministères et les sociétés de la Couronne.

Les exemptions

La « publicité politique » et la « publicité électorale »
Les Canadiens ont le droit de s’attendre à ce que la « publicité politique » et la « publicité électorale » respectent les normes consignées dans le Code. Cela dit, il n’est nullement prévu que le Code régisse ou restreigne la liberté d’expression des opinions publiques ou des idées véhiculées par la publicité électorale ou la « publicité politique » qui se trouvent exemptées de l’application de ce Code.

Exclusions de la définition des termes « publicité » ou « publicités »
Sont exclus des termes « publicité » ou « publicités » (tels que définis au Code) les messages provenant d’une « entité » qui n’a aucun « lien matériel » avec l’entité qui fabrique, qui commercialise ou qui annonce le produit ou le service figurant dans une ou des publicités.

La liste des médias exemptés de l’application du Code
Les médias suivants sont exemptés de la définition de « média » et de l’application du Code :

  1. les médias étrangers (notamment les médias qui proviennent de l’extérieur du Canada et dans lesquels se trouve la publicité en question) sauf si l’annonceur est une personne morale ou un organisme canadien; et,
  2. l’emballage, le papier d’emballage et les étiquettes.

L’autorité du Code

L’autorité du Code porte uniquement sur le contenu des publicités, et n’interdit pas la promotion de produits ou de services légaux, ou leur présentation dans des circonstances d’usage normal. Le contexte et le contenu d’une publicité, l’auditoire rejoint ou apte à être rejoint ou encore visé par elle, ainsi que le média ou les médias qui en assurent la diffusion, sont autant de facteurs pertinents à considérer lorsqu’il s’agit de déterminer si une publicité est conforme ou non au Code. Lorsqu’ils ont à traiter des plaintes de consommateurs, les Conseils ont tout loisir, lorsqu’il leur apparaît utile ou approprié de le faire, de se référer aux principes exprimés dans les Lignes directrices sur la représentation des femmes et des hommes dans la publicité en matière de représentation des femmes et des hommes dans les messages publicitaires.

Les Lignes directrices

Au Code, s’ajoutent occasionnellement des Lignes directrices permettant à l’industrie de la publicité et au grand public de mieux comprendre l’interprétation et l’application des 14 articles du Code. Les Lignes directrices peuvent être consultées sur le site Web de NCP.

Les articles du Code

  1. Véracité, clarté, exactitude
  2. Techniques publicitaires déguisées
  3. Indications de prix
  4. Appât et substitution
  5. Garanties
  6. Publicité comparative
  7. Témoignages
  8. Déclarations de professionnels(les) ou de scientifiques
  9. Imitation
  10. Sécurité
  11. Superstitions et frayeurs
  12. Publicité destinée aux enfants
  13. Publicité destinée aux mineurs
  14. Descriptions et représentations inacceptables

1. Véracité, clarté, exactitude

Lors de l’évaluation de la véracité et de l’exactitude d’un message, d’une allégation publicitaire ou d’une représentation en vertu de l’article 1 du Code, on ne s’intéressera pas à l’intention de l’annonceur ni à la légalité précise de la représentation. On considérera plutôt le message, l’allégation ou la représentation tels que reçus ou perçus, c’est-à-dire l’impression générale qui s’en dégage.

(a) Les publicités ne doivent pas comporter d’allégations, de déclarations, d’illustrations ou de représentations inexactes, mensongères ou trompeuses, énoncées directement ou implicitement.

(b) Une publicité ne doit pas omettre une information pertinente si cette omission rend la publicité mensongère.

(c) Tous les détails pertinents se rapportant à une offre annoncée doivent être clairement énoncés et compréhensible.

(d) Toute exclusion de responsabilité et toute information accompagnée d’un astérisque ou présentée en bas de page doivent éviter de contredire les aspects importants du message et être présentées et situées dans le message de manière à être clairement lisibles et/ou audibles.

(e) Toutes les allégations et les représentations faites dans une publicité doivent être soutenues par des preuves concluantes et fiables qui seront soumises, sur demande, par l’annonceur à NCP. Si ce qui vient appuyer une allégation ou une représentation repose sur un test ou sur des données de recherche, lesdites données doivent être raisonnablement établies et fiables et doivent répondre aux principes reconnus en matière de conception et de réalisation de recherche, qui caractérisent les techniques de pointe actuelles. Parallèlement, toute recherche doit être économiquement et techniquement réalisable, en prenant en considération les divers coûts reliés à la conduite des affaires d’une entreprise.

(f) L’annonceur doit être clairement identifié dans la publicité, sauf l’annonceur d’une « aguiche » telle que définie dans le Code.

2. Techniques publicitaires déguisées

Aucune publicité ne doit être présentée dans un format ou dans un style qui masque le fait qu’il s’agit d’une publicité.

3. Indications de prix

(a) Aucune publicité ne comportera d’indications, de prix ou de rabais, mensongères ni de comparaisons irréalistes quant aux prix ni de déclarations exagérées quant à la valeur ou aux avantages du produit ou du service en cause. L’utilisation par un annonceur dans sa publicité des expressions « prix régulier », « prix de détail suggéré », « prix de liste du manufacturier » et « valeur marchande équitable », pour indiquer une économie, induisent le public en erreur, sauf si ces expressions s’appliquent à des prix auxquels cet annonceur a réellement vendu, dans le marché ciblé par sa publicité, une quantité importante du produit ou du service annoncé, et ce, pendant une période de temps raisonnable (tel que six mois), immédiatement avant ou après y avoir fait allusion dans ladite publicité; ou encore, sauf s’il a offert en vente en toute bonne foi le produit ou le service pendant une période de temps importante (tel que six mois), immédiatement avant ou après avoir fait allusion à ces expressions dans sa publicité.

(b) Lorsque des rabais sont offerts, les énoncés les qualifiant, tel que « jusqu’à », « xx de moins » et autres, doivent adopter un caractère d’imprimerie facile à lire, se trouver à proximité des prix mentionnés et, en autant que cela est pratique, les prix réguliers légitimes doivent être cités.

(c) Les prix mentionnés en monnaies autres que canadiennes dans des annonces publiées dans les médias canadiens doivent être désignés comme tel.

4. Appât et substitution

Les publicités ne doivent pas faussement donner à croire aux consommateurs qu’ils ont la possibilité de se procurer les produits ou services annoncés aux conditions indiquées, alors que tel n’est pas le cas. Si la quantité de l’article offert est limitée, ou si le vendeur ne peut combler qu’une demande limitée, cela doit être clairement indiqué dans la publicité.

5. Garanties

Aucune publicité ne doit offrir une garantie sans que ses conditions, ses limites et le nom du garant ne soient clairement indiqués, ou que l’on fasse mention de l’endroit où obtenir cette information.

6. Publicité comparative

Les publicités ne doivent pas injustement discréditer, dénigrer ou attaquer un ou plusieurs produits, services, publicités, entreprises ou entités, ni exagérer la nature ou l’importance des différences entre les concurrents.

7. Témoignages

Les témoignages, endossements ou autres représentations d’opinion ou de préférence doivent refléter l’opinion véritable et raisonnablement actuelle de la ou des personnes, du groupe ou de l’organisation qui font de telles représentations, et doivent reposer sur de l’information adéquate ou sur une expérience appropriée avec le produit ou le service identifié; et ne doivent pas être autrement trompeurs.

8. Déclarations de professionnels(les) ou de scientifiques

Les publicités ne doivent pas altérer la portée véritable des déclarations faites par des professionnels ou des scientifiques reconnus. Les allégations publicitaires ne doivent pas laisser entendre qu’elles ont un fondement scientifique lorsque ce n’est pas le cas. Toute allégation ou toute déclaration scientifique, professionnelle ou faisant autorité, doit être applicable au contexte canadien, à moins d’indication claire à l’effet contraire.

9. Imitation

Aucune publicité n’imitera les textes, slogans ou illustrations d’un concurrent de manière à induire le public en erreur.

10. Sécurité

Les publicités ne doivent pas, sans raison, sauf si cela peut se justifier en invoquant des motifs éducationnels ou sociaux, témoigner d’indifférence à l’égard de la sécurité du public en présentant des situations que l’on pourrait, de façon raisonnable, interpréter comme étant un encouragement à des pratiques ou à des gestes imprudents ou dangereux.

11. Superstitions et frayeurs

Les publicités ne doivent pas exploiter les superstitions ou jouer sur les frayeurs pour tromper les consommateurs.

12. Publicité destinée aux enfants

La publicité qui est destinée aux enfants ne doit pas exploiter leur crédulité, leur inexpérience ou leur esprit d’acceptation ni présenter des informations ou illustrations aptes à leur causer un tort physique, émotif ou moral.

La publicité radiotélévisée destinée aux enfants est réglementée de façon distincte par Le Code de la publicité radiotélévisée destinée aux enfants, également administré par NCP. La publicité destinée aux enfants est interdite au Québec en vertu de la Loi sur la protection du consommateur du Québec.

13. Publicité destinée aux mineurs

Les produits dont la vente aux mineurs est interdite, ne doivent pas être annoncés de manière à être particulièrement attrayants aux personnes qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte légal. Les personnes qui figurent dans des publicités portant sur ces produits doivent être clairement des adultes et être perçus comme tels, en fonction de la définition qu’en donne la loi.

14. Descriptions et représentations inacceptables

Il est reconnu que des publicités peuvent déplaire, sans qu’elles n’enfreignent pour autant les dispositions de cet article; et, le fait qu’un produit ou un service en particulier puisse offenser certaines personnes, ne constitue pas une raison suffisante pour s’objecter à une publicité sur ce produit ou ce service.

Les publicités ne doivent pas :

(a) tolérer quelque forme de discrimination personnelle que ce soit, y compris la discrimination fondée sur la race, la nationalité ou l’origine ethnique, la religion, l’identité sexuelle, le sexe ou l’orientation sexuelle, l’âge ou un handicap.;

(b) donner l’impression d’exploiter, tolérer ou inciter de manière réaliste à la violence; ni donner l’impression de tolérer ou d’encourager expressément un comportement physiquement violent ou psychologiquement démoralisant; ni encourager expressément ou montrer une indifférence manifeste à l’égard d’un comportement illicite.

(c) déprécier, discréditer ou dénigrer une ou des personnes, groupes de personnes, entreprises, organismes, activités industrielles ou commerciales, professions, entités, produits ou services identifiables ou tenter de les exposer au mépris public ou au ridicule;

(d) miner la dignité humaine, ou afficher une indifférence manifeste à l’égard d’une conduite ou d’attitudes portant atteinte aux bonnes mœurs courantes au sein d’un important segment de la société, ni de les encourager gratuitement et sans raison.

La pré-approbation et la diversité en matière de réglementation

Le Code ne prétend pas remplacer les nombreuses lois et lignes directrices adoptées dans le but de réglementer la publicité au Canada. Les dispositions du Code n’ont pas préséance sur quelque autre aspect du régime de pré-approbation et de réglementation en vigueur au pays, et auquel certains sont tenus de souscrire, alors que d’autres y adhèrent de façon volontaire. Comme son nom l’indique, le Code vise d’abord à incorporer dans la publicité des normes canadiennes qui, lorsqu’elles sont respectées, donnent lieu à une publicité responsable qui conserve toute son efficacité. Le respect du Code n’entraînera pas un affaiblissement déraisonnable du droit fondamental d’annoncer d’une façon équitable des produits et services légaux, tout en observant les règles de la concurrence.

Sur demande, NCP fournit également, par l’intermédiaire de ses Services d’approbation, des services d’approbation de textes à divers groupes qui œuvrent dans l’industrie de la publicité et du marketing. Chaque soumission de texte transmis aux fins d’approbation comprend une inscription bien en vue, informant l’annonceur que son texte a été approuvé, mais uniquement en fonction (et tant que le texte les respecte) des dispositions de la loi applicable (nommée), des règlements et des lignes directrices (le cas échéant).

Cette inscription peut également contenir un avis à l’effet que le message tourné à partir du texte approuvé, pourrait donner lieu à une plainte de consommateur invoquant une infraction au Code. Si une telle plainte est retenue par le Conseil, NCP invitera l’annonceur à retirer son message ou à le modifier, afin de le rendre conforme au Code.

Procédure de traitement des plaintes des consommateurs

Comment soumettre une plainte à NCP

La procédure à suivre pour les consommateurs désireux de se plaindre à NCP au sujet d’une « publicité » (telle que définie dans le Code) qui contrevient au Code, est la suivante :

NCP n’accepte que les plaintes soumises par courrier électronique, par la poste ou par télécopieur.

Pour soumettre une plainte par courrier électronique :
• Remplir le Formulaire de soumission de plainte en ligne disponible sur le site Web de NCP.

Pour soumettre une plainte par la poste ou par télécopieur :
• Inscrire son nom au complet, son numéro de téléphone, son adresse postale au complet et, le cas échéant, son numéro de télécopieur et son adresse électronique.
• Identifier le produit ou le service annoncé et le médium dans lequel la publicité figure :

  • Pour les publicités imprimées : Identifier le nom et la date de la ou des publications dans lesquelles la publicité a été vue et inclure un exemplaire de la ou des publicités
  • Pour les publicités extérieures, telles que les panneaux-réclames, la publicité dans les transports en commun, et autres publicités du même genre : Identifier la date et le lieu exact où vous avez vu la publicité
  • Pour les publicités diffusées : Identifier la station ainsi que l’heure et la date où la publicité a été vue/entendue et fournir une brève description du message publicitaire
  • Pour les publicités au cinéma: Identifier le titre du film, la date à laquelle la publicité a été vue ainsi que le nom et le lieu du cinéma où la publicité a été vue et fournir une brève description du message publicitaire
  • Pour les cyber-annonces: Identifier la date à laquelle la publicité a été vue, l’adresse du site Web et inclure une version imprimée de la publicité et d’autres pages Web pertinentes (au besoin)

• Expliquer la raison ou le fondement de la plainte et la ou les dispositions du Code applicables, si elles sont connues
• Soumettre la plainte à NCP à l’adresse ou au numéro de télécopieur figurant au bas de cette page.

Comment se fait le traitement des plaintes par NCP et le Conseil

Dans l’environnement actuel de l’autoréglementation, NCP et le Conseil ont des rôles à jouer, compte tenu du mandat qui leur a été assigné par l’industrie de la publicité. C’est ainsi que toute plainte reçue fait l’objet d’un examen préliminaire, et un accusé de réception est acheminé à chaque personne qui s’est plainte d’une publicité apparemment inacceptable compte tenu des normes publicitaires.

Ce qui permet de décider si une publicité doit faire l’objet d’un examen de la part du Conseil n’a rien à voir avec le nombre de plaintes reçues. La question fondamentale est la suivante : une publicité, qu’elle fasse l’objet d’une ou de plus d’une plainte, semble-t-elle contrevenir au Code? En bout de ligne, seul le Conseil peut répondre à cette question dès qu’il apprend la réception d’une ou de plus d’une plainte formulée de bonne foi en provenance d’un membre du public.

Plaintes irrecevables

Si, une fois l’examen terminé, il semble à NCP ou au Conseil que la plainte n’est pas une plainte déguisée entre annonceurs ou une plainte émanant d’un groupe d’intérêt particulier et que, en fonction des dispositions du Code, il y a de bonnes raisons de croire qu’elle est fondée, elle est alors acceptée et traitée. Si, à quelque moment que ce soit par la suite, alors que la plainte fait l’objet d’un examen plus approfondi, mais avant que le Conseil n’ait pris de décision à son sujet, NCP ou encore le Conseil parvient à la conclusion que ladite plainte est véritablement une plainte entre annonceurs ou une plainte émanant d’un groupe d’intérêt particulier et non une plainte de consommateur, alors la procédure enclenchée s’interrompt et le plaignant en est prévenu. Dans de tels cas, le plaignant est avisé qu’il existe d’autres mécanismes permettant de traiter sa plainte. Il suffit d’invoquer, selon les besoins, soit la Procédure en matière de différends publicitaires ou la Procédure de traitement des plaintes des groupes d’intérêt particulier de NCP.

NCP ou le Conseil refusera d’accepter ou de continuer à traiter une plainte ou une partie de ladite plainte, lorsqu’il estime que :

  1. la(les) publicité(s) spécifique(s) au sujet de la(es)quelle(s) un(e) plaignant(e) invoque un manquement au Code n’a (ont) pas été identifiée(s);
  2. l’évaluation préliminaire de la plainte, à la lumière des dispositions du Code, permet d’établir que la plainte ne repose sur aucun fondement réel;
  3. la publicité en question ou la partie de la publicité visée par la plainte :
    • fait également, de façon importante, l’objet d’un litige ou d’une autre action en justice déjà entreprise au Canada; ou
    • fait l’objet d’un examen ou d’une ordonnance de la part d’une cour canadienne, d’un agent ou d’une agence (ou toute autre entité comparable) du gouvernement canadien; ou
    • est généralement conforme aux normes publicitaires énumérées dans les règlements, les lignes directrices ou autres par une agence (ou toute autre entité comparable) du gouvernement canadien ou d’un gouvernement provincial quant à des produits ou des services qui sont essentiellement comparables aux produits et services annoncés dans la publicité visée par la plainte – ou les excède ou ne les contredit pas; ou
    • a été expressément approuvée par une agence (ou toute autre entité comparable) du gouvernement canadien; ou
  4. la publicité en question outrepasse la portée du Code, ou si de l’avis de NCP, la plainte ne peut, en raison des ressources et des pouvoirs dont il dispose, être résolue efficacement, raisonnablement et de manière concluante en vertu de la présente Procédure; ou si le problème avec la publicité en question a été identifié par une autorité compétente, telle qu’une agence (ou toute autre entité comparable) du gouvernement canadien ou d’un gouvernement provincial, comme n’étant pas du ressort de NCP; ou
  5. le plaignant abuse de la Procédure de traitement des plaintes des consommateurs.

Processus d’examen des plaintes

Toutes les plaintes acheminées à NCP seront évaluées initialement par le personnel de l’organisme. Si, dans le cadre de son évaluation, NCP rend une décision provisoire à l’effet que la publicité semble enfreindre le Code (c’est-à-dire qu’il accepte la plainte), la plainte intégrale sera transmise à l’annonceur et, si le plaignant a donné son consentement libre et éclairé à NCP, l’identité de ce dernier.

Plaintes portant sur les articles 10 ou 14

Dès qu’une plainte acceptée dans le cadre d’une première évaluation porte sur les dispositions de l’article 10 (Sécurité) ou de l’article 14 (Descriptions et représentations inacceptables), elle est transmise à l’annonceur qui est prié de répondre rapidement, donc à l’intérieur d’un délai précis, en envoyant sa réponse au plaignant (ainsi qu’une copie à NCP), si ce dernier a accepté que soit dévoilée son identité. Si, au contraire, le plaignant refuse la permission de dévoiler son identité, l’annonceur répondra directement à NCP qui fera parvenir la réponse au plaignant. Les plaintes qui invoquent des manquements aux articles 10 ou 14 qui sont ainsi traitées, seront transmises au Conseil si le plaignant informe NCP de son insatisfaction quant à la réponse de l’annonceur et si, après avoir pris connaissance de la réponse de l’annonceur, NCP croit que la publicité continue de susciter un questionnement en regard des normes. Si ces deux conditions ne sont pas remplies, le dossier s’arrête là, et la procédure de traitement de plainte s’interrompt.

Plaintes portant sur tous les autres articles du Code

Lorsqu’une première évaluation d’une plainte suscite un questionnement quant au respect d’un ou plus d’un article, autre que les articles 10 et 14, l’annonceur sera appelé à répondre directement à NCP par écrit et dans un délai raisonnable, en lui fournissant l’information requise par le Conseil, afin que ce dernier puisse délibérer et prendre une décision, en toute connaissance de cause, au sujet d’une infraction possible au Code.

Plaintes relevant des articles 1 et 3 réglées par voie administrative

NCP jouit du pouvoir discrétionnaire de régler les plaintes qui semblent contrevenir à l’article 1 ou à l’article 3 ou aux deux articles du Code, sans devoir recourir au jugement formel du Conseil des normes, si l’annonceur :

  • a remédié au problème en retirant de façon permanente la publicité en question ou en « la modifiant en conséquence » avant ou immédiatement après avoir été informé de la plainte par NCP.

Dans tous les cas où des publicités de détail comportent des infractions à l’article 1 et/ou 3 du Code reconnues ou jugées comme telles, l’annonceur doit, en plus de retirer sa publicité ou de la « modifier en conséquence », prendre des mesures correctives appropriées en faisant paraître une « publicité correctrice » ou un « avis rectificatif » (i) dans les médias destinés aux consommateurs, qui touchent les mêmes consommateurs auxquels s’adressait la publicité initiale, ou (ii) en les affichant bien en vue dans les points de vente de l’annonceur où le produit ou service annoncé de façon erronée peut être acheté ou acquis.

Une « publicité correctrice » se définit comme une nouvelle publicité dans laquelle l’annonceur a corrigé l’erreur ou les erreurs contenues dans la publicité de détail initiale. Un « avis rectificatif » se définit comme un avis qui identifie l’annonceur et qui reconnaît et corrige l’erreur ou les erreurs contenues dans la publicité de détail initiale.

Les plaintes qui sont ainsi réglées seront par la suite publiées par NCP à des fins statistiques seulement, sans identifier l’annonceur ou la publicité.

Audience et décision du Conseil

Lors des premières délibérations du Conseil concernant une plainte sur une publicité, la documentation que ce dernier examine comprend au moins la lettre du plaignant, la réponse écrite de l’annonceur le cas échéant, et une copie de la publicité faisant l’objet de la plainte.

Les décisions rendues par le Conseil sont à la majorité des voix. Tout membre du Conseil a le droit de s’abstenir de voter sur tout sujet soumis à un vote.

Si le Conseil parvient à la conclusion qu’une publicité contrevient au Code, l’annonceur en est prévenu, alors que le plaignant reçoit une copie de la décision communiquée à l’annonceur. L’annonceur est invité à modifier sa publicité ou à la retirer. Dans un cas comme dans l’autre, cela se fera dans les meilleurs délais raisonnables.

Il peut arriver qu’après avoir commencé à examiner une plainte et la publicité dénoncée, le Conseil parvienne rapidement à la conclusion que cette dernière n’enfreint pas le Code. Tant le plaignant que l’annonceur sont prévenus par écrit de la décision rendue et des raisons pour lesquelles le Conseil s’est prononcé comme il l’a fait.

Appel d’une décision rendue par le Conseil

Tout plaignant et tout annonceur ont le droit de solliciter un appel de la décision rendue par le Conseil, en faisant parvenir une demande d’appel par écrit à NCP. La demande d’appel doit parvenir à NCP à l’intérieur d’un délai de sept jours ouvrables suivant l’envoi aux parties en cause de la décision rendue. Elle doit énumérer les raisons pour laquelle l’appelant(e) juge la décision erronée. Une demande d’appel en provenance d’un annonceur sera examinée s’il s’engage par écrit à retirer sa publicité à l’intérieur d’un délai de 11 jours ouvrables suivant la réception de sa demande d’appel à NCP. La publicité retirée peut, cependant, être réutilisée si le Comité d’appel ne retient pas la plainte. Les annonceurs se verront accorder une prolongation raisonnable du délai à l’intérieur duquel la publicité doit être normalement retirée, dans la mesure où le Conseil reconnaît que le média, qui a diffusé la publicité, est incapable de la retirer dans les délais requis.

Pour entendre l’appel, un Comité d’appel, composé de cinq membres, sera constitué à partir d’une liste de personnes qui n’ont pas participé aux délibérations du Conseil lors de sa prise de décision initiale. Siégeront à ce comité deux représentants du public de même que trois autres personnes provenant de l’industrie de la publicité.

On sollicitera tant de l’annonceur que du plaignant un exposé écrit seulement, destiné au Comité d’appel. Ces exposés écrits devront être brefs, ne porter que sur les points invoqués en appel et être acheminés à NCP dans les délais prescrits. Lors de l’audition de l’appel, la plainte sera traitée comme une nouvelle plainte, et l’affaire sera réexaminée dans son intégralité.

Les décisions rendues par les Comités d’appel résultent d’un vote majoritaire et sont acheminées aux deux parties à la suite de l’audition de l’appel.

Les décisions rendues par les Comités d’appel sont finales et exécutoires.

Rapports des plaintes contre la publicité

Chaque année, NCP publiera un ou plusieurs rapports portant sur les plaintes contre la publicité, qui ont acheminées à NCP. Ces rapports viseront, d’abord et avant tout, à servir de guide à l’industrie de la publicité et au grand public, quant à l’interprétation à donner au Code en rapport avec les questions soulevées par des publicités qui préoccupent le public.

Les Rapports des plaintes contre la publicité seront divisés en trois sections : « Annonceurs identifiés », « Annonceurs non identifiés » et « Plaintes réglées par voie administrative ».

La section « Annonceurs identifiés » fournira des détails sur les plaintes des consommateurs qui ont été jugées et retenues par le Conseil en vertu du Code. Figurera dans cette section l’identité de l’annonceur et de la publicité visée par la plainte. Dans cette section du Rapport, les annonceurs seront en droit de faire valoir leur point de vue sur la publicité au sujet de laquelle le Conseil a retenu une ou plusieurs plaintes.

La section « Annonceurs non identifiés » résumera les plaintes des consommateurs qui auront été jugées et retenues par le Conseil et qui portent sur des publicités qui auront été modifiées de manière appropriée par l’annonceur. L’identité de l’annonceur ou de la publicité ne sera pas révélée.

On entend par « modifiée de manière appropriée par l’annonceur » tout geste volontaire posé sans délai par l’annonceur dans le but de modifier sa publicité afin d’éliminer l’infraction reprochée, et ce, après avoir été informé par NCP de l’existence d’une plainte et avant même que l’affaire ne soit portée devant le Conseil afin que ce dernier l’examine et prenne une décision. Par ailleurs, l’annonceur pourra sans délai retirer sa publicité afin qu’elle ne soit plus visible, distribuée ou maintenue en circulation. Dans le cas d’une publicité de détail, l’annonceur doit également fournir sans délai une « publicité correctrice » ou un « avis rectificatif » qui (i) sera publié(e) dans des médias destinés aux consommateurs, qui s’adressent aux mêmes consommateurs joints par la publicité initiale, ou qui (ii) sera affiché(e) bien en vue dans les points de vente de l’annonceur où le produit ou service annoncé de façon erronée peut être acheté ou acquis.

Une « publicité correctrice » se définit comme une nouvelle publicité dans laquelle l’annonceur a corrigé l’erreur ou les erreurs contenues dans la publicité de détail initiale. Un « avis rectificatif » se définit comme un avis qui identifie l’annonceur et qui reconnaît et corrige l’erreur ou les erreurs contenues dans la publicité de détail initiale.

La section « Plaintes réglées par voie administrative » comportera uniquement de l’information statistique sur les plaintes qui ont été réglées par voie administrative par NCP et qui portent sur des publicités qui semblent enfreindre les articles 1 et 3. Ni l’annonceur ni la publicité ne seront identifiées.

Réouverture d'un dossier

NCP peut, en tout temps, ré-ouvrir un dossier de plainte et activer en tout ou en partie la Procédure de traitement des plaintes de consommateurs, ce qui inclut l’imposition de sanctions prévues dans le Code, dans tous les cas où un annonceur manque à son obligation de retirer ou de modifier une publicité, ou encore si le problème invoqué par une plainte s’avère de nature répétitive, ce qui donne à croire que l’annonceur fait fi délibérément des dispositions du Code.

Le refus d’un annonceur de répondre ou de participer

Advenant qu’un annonceur refuse de répondre, dans un délai raisonnable, à la demande de NCP, qui désire obtenir un exemplaire de la publicité faisant l’objet d’une plainte de consommateur, NCP peut s’adresser au diffuseur de ladite annonce, afin d’obtenir de lui la publicité dont il a besoin. Si un annonceur refuse de collaborer avec NCP, du fait qu’il ne veut rien savoir d’une plainte portée à sa connaissance, ou encore s’il refuse de prêter son concours à la mise en application de la Procédure de traitement des plaintes de consommateurs, le Conseil peut prendre sa décision quand même, ses membres se fondant alors sur l’information dont ils disposent et sur toute information pertinente transmise par le(a) plaignant(e) pour permettre l’examen de la plainte.

Le refus de suivre la procédure ou de respecter une décision

Le Code se veut le reflet des normes auxquelles l’industrie souhaite se soumettre pour sa publicité et ses représentations faites au public. L’autoréglementation étant plus qu’une autodiscipline de la part d’entreprises ou d’entités individuelles, le Code serait incomplet sans des sanctions efficaces destinées à en assurer l’application.

Si un annonceur refuse de participer à la Procédure de traitement des plaintes des consommateurs ou de se conformer volontairement aux dispositions de cette dernière ou à une décision rendue par le Conseil, NCP peut :

  • informer le média qui diffuse la publicité que l’annonceur refuse de collaborer et de se conformer, et solliciter son aide afin que la publicité en question soit retirée;
  • déclarer publiquement, en utilisant le moyen jugé le plus approprié par le Conseil, que la publicité ou la représentation en question ainsi que l’annonceur ou son ou ses représentants qui seront identifiés, ont été jugés comme contrevenant au Code, et
  • informer le Bureau de la concurrence et/ou toute autre instance réglementaire du fait que l’annonceur ou ses représentants n’ont pas participé à la Procédure ou ne se sont pas conformés à celle-ci, et/ou que la publicité ou les représentations en question ont été jugées comme contrevenant au Code, et que l’annonceur ou son ou ses représentants ne se sont pas conformés à la décision rendue par le Conseil

Pour plus d'information

Toute question portant sur l’interprétation et l’application du Code doit être posée à NCP.

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